Les Arts Martiaux

Tae Kwon Do   Kung -Fu   Shorinji Kempo
Ju Jitsu Savate   Drunken Boxing


  Tae Kwon Do


Histoire : Le Tae Kwon Do un art martial récent

Le Taekwondo est de loin l'art martial le plus connu du Pays du Matin Calme (Coree), aussi nommé Pays de l’Hermite. Il a été fortement influencé tant par l’histoire et la culture issue des steppes mongoles que par l’histoire et la culture chinoise. La Corée fut le creuset où se mélangèrent ces deux influences primordiales qui, intégrées et assimilées, influencèrent à leur tour le Japon. La Corée possède donc une histoire beaucoup plus ancienne que celle du Japon puisqu’on l’estime à plus de quatre mille années.

La Corée a été sous domination tour à tour des dynasties chinoises et sous influence japonaise. Les arts martiaux coréens ont été profondément modifiés par ces influences. Par ailleurs, les techniques propres à la Corée comme les coups de pieds du Taekyon ont influencé les Wushu chinois (beaucoup de styles chinois du Nord utilisent des coups de pieds hauts, à l'inverse au Sud de la Chine, on travaille rarement au dessus de la ceinture les coups de pieds) et les Budo japonais.

La dynastie YI doit abandonner son autonomie et reconnaître l'annexion en 1910. L'occupation de la Corée va durer jusqu'à la libération par les armées américaines en 1945. La colonisation japonaise va se marquer par une violente répression contre les résistants coréens. Les japonais vont également multiplier les humiliations envers le pays et ses habitants, obligation pour les coréens de parler en japonais dans les lieux publics, à adopter des patronymes japonais. Tous les grands symboles de la nation coréenne furent endommagés voire détruits.

Les activités liées à la nation et aux traditions coréennes furent abolies, les arts martiaux n'échappèrent pas à la règle, le Taekyon fut interdit et sa pratique disparut quasiment. Le Karaté fut introduit dans la péninsule (Tang Soo Do, Voie de la main de Chine, en référence à la dynastie chinoise Tang) par l'armée d'occupation du Japon. Les jeunes coréens ayant vécu sous l'occupation japonaise et de la guerre comme Choi Hong Hi (ce dernier qui a introduit à la libération de la Corée le Taekwondo dans l'armée coréenne, a été formé au Shotokan à Tokyo sous la direction de Funakoshi).

La plupart des maîtres de l'après guerre ont été formés aux arts martiaux japonais (Judo, Karaté et Kendo). Après la guerre, ils ont souhaité promouvoir les anciennes formes de combat coréens, mais l'influence nippone va laisser une empreinte.

La Corée devenue libre après 1945 souhaite revaloriser sa culture, occultée par l'occupation japonaise. Les arts martiaux refleurissent, diverses écoles réapparaissent sous de nombreux noms, styles ou écoles (Kwans)

Chaque école portant une attention particulière à telle ou telle technique (Coups de pieds fouettés ou lourds, techniques de bras, Poomses... ). Mais peu à peu se fonde la certitude pour tous les maîtres quelque soit leur style que pour populariser ces arts, l'unification doit se faire autour d'une seule et unique discipline. Il ne restait alors plus qu'à trouver un nom.

Par référence au Taekyon, le mot Taekwondo ou La Voie du poing et du pied sera adopté par l'ensemble des maîtres et des experts pour qualifier l'ensemble des styles de combat coréen dans les années 50. Suite à une démonstration devant le président Syngman RHEE, en pleine guerre de Corée, le Taekwondo est rendu obligatoire dans l'armée coréenne. C'est la 1ere décision qui va donner au Taekwondo son élan mondial.

Le Taekwondo, tel que nous le connaissons, est un donc un art martial récent (une cinquantaine d'années) mais il constitue la synthèse de plusieurs arts martiaux dont certains sont très anciens en Corée (sous les dynasties Baekjae, Silla et surtout Koguryo).

Technique

L'art martial recherche l'harmonie entre le corps, l'esprit et la nature.
Le grand usage des coups de pied "sautés" dans les combats ne délaisse pas pour autant les coups de poings (frappes de la main), de genou, des coudes, de blocages…

Les nombreuses techniques de pieds permettent aux pratiquants d'exécuter aisément des enchaînements et des coups de pieds sautés très spectaculaires.

Pour se perfectionner, le pratiquant dispose d'enchaînements de combat codifiés contre des personnages imaginaires : poomse (tao en chinois, quyen en vietnamien et kata en japonais).








TAE : Pieds


KWON : Poings (ou main)


DO : L'art ou la voie

















































  Ju Jitsu


Histoire : La Voie de la souplesse

Le Ju-Jitsu a été élaboré par les Bushi (guerriers), au Japon, dès l'époque de Kamakura (1185-1333). Cette discipline a été conçue pour qu'un guerrier désarmé puisse se défendre face à un adversaire armé. Plusieurs légendes concernant le ju-jitsu existent, la plus célèbre est les cerisiers et le saule.

Le Ju-Jitsu se développa à partir de techniques anciennes, de nombreuses écoles (ryu) se créèrent toutes aussi fermées les unes que les autres. A l'époque les techniques n'étaient pas encore très élaborées. L'art du Ju-Jitsu "guerrier" visait principalement à anéantir l'adversaire. Il utilisait donc des techniques dangereuses et souvent mortelles.

Le véritable essor du Ju-Jitsu eut lieu au cours de la période d'Edo (1615-1868), cette période de paix et de retour à l'ordre obligea les samouraïs désœuvrés à fréquenter les dojos. De nombreux samouraïs créèrent leur propre école.

C'est au cours de cette période que les techniques s'affinèrent en associant plusieurs mouvements et contre prises. Les diverses techniques de cette discipline ne furent codifiées qu'à l'époque Meiji (1868-1912), après que les Samourais n'eurent plus le droit de porter le sabre et après l'interdiction des combats de vendetta entre familles nobles.

Des disciplines telles que le Judo, le Karaté et l'aïkido sont dérivées du Ju-Jitsu.

Le Ju-Jitsu fut peu à peu oublié pour être remplacé par le Judo de Gigoro Kano seuls quelques maîtres comme Maeda restent fidèles au Ju-Jitsu qu'ils trouvent plus approprié aux défis et combats auxquels ils participent. Ce même Maeda est à l'origine du phénomène "Jiu-Jitsu brésilien" qui a relancé la popularité du Ju-Jitsu au début des années 90 suite aux nombreuses victoires de la famille Gracie héritière de l'enseignement de Maeda.

Le Ju-Jistu fait sa première apparition en France en 1904 où un certain Guy de Montgrillhard surnommé Ré-Nié ouvre sa salle, le succès du Ju-Jitsu va grandissant avec les victoires que remporte celui-ci au cours de ses célèbres défis. Le défi qui lança la mode du Ju-Jitsu fut celui où Ré-Nié affronta et vainquit George Dubois grand boxeur et maître d'arme qui s'était insurgé contre le Ju-Jitsu et la méthode japonaise.

L'enthousiasme pour le Ju-Jitsu disparaîtra à la suite de la défaite de Ré-Nié face à un lutteur russe; des années plus tard le Judo allait faire ses premiers pas...

Technique

Le JU-JITSU est une méthode d'éducation physique par excellence mais aussi une école morale, inspirée par la supériorité et la précision des méthodes sportives japonaises. Le JU-JITSU combat la force brutale par les lois de la mécanique rationnelle, opposant la technique à la force sauvage par sa méthode logique basée sur le minimum d'effort pour un maximum d'efficacité." (J.KANO)

Le Ju-Jitsu est une méthode de combat ancienne déjà pratiquée par les samouraïs il y bien longtemps, elle n'a cessé de s'enrichir au cours des siècles et a donné naissance àdes arts martiaux tels que l'Aikido et le Judo. D'autres méthodes de combat ne cessent encore aujourd'hui de s'en inspirer.

Aujourd'hui c'est une méthode de self défense efficace et accessible à tous; elle permet au sol comme debout de porter des coups avec toutes les parties du corps (atemis-waza), de se libérer d'une saisie en utilisant le minimum de force à l'aide d'une projection (nage-waza) ou d'une clé ( katame-waza); A un niveau plus avancé il permet aussi de mettre toutes les chances de son côté face aux attaques à l'aide d'armes telles que les couteaux cutters et matraques. C'est aussi un excellent moyen de s'exprimer dans le domaine du sport en pratiquant avant tout pour le plaisir .

Composantes

- Les atemis-waza comportent des attaques avec toutes les parties du corps (pieds, poings, coudes, genoux, paume de la main, tête etc..), certaines de ces attaques dans le cadre de la self defense visent des points vitaux.
- Les nage-waza visent à projeter l'adversaire au sol ceci en utilisant sa force et en accentuant son déséquilibre.
- Les katame-waza comprennent les immobilisations, les clés (kansetsu-waza) et les étranglements (shime-waza). Contrairement au Judo, en Ju-Jitsu on peut faire des clés sur toutes les parties du corps (jambes, chevilles, poignets, cou, bras), les clés utilisent le principe du bras de levier qui permet de venir à bout d'un adversaire plus fort que soi.
- Les points essentiels du Ju-Jitsu sont de savoir jauger la force de l'adversaire et utiliser celle-ci contre lui, d'esquiver plutôt que de bloquer, savoir attaquer les points faibles; c'est pour celà qu'il se révèle être une méthode de self defense très efficace et accéssible à tous.














  Kung Fu


Histoire : Un art ancestral

Il y a environ cinq mille ans, l’empereur Huang Ti prétend avoir développé la technique Chiou Ti pour vaincre ses ennemis lors d’une bataille rangée. Il s’agissait selon certain d’un entraînement au maniement de l’épée.
A la même époque, fut gravé un affrontement opposant un homme et une personne coiffée de cornes, ce qui devait être un rituel plus qu’un entraînement à l’esquive. Vers 300 av J.C., on trouve des traces de lutte codifiée prenant le nom de Shang Pu, qui au fur et à mesure du temps s'affina, cherchant à utiliser la ruse plutôt que la force brute. Cette lutte chinoise donnera les bases de ce que l'on appelle aujourd'hui le judo et jui-jutsu.
Entre 190 et 265 après J.C., un médecin du nom de Hua To mis au point des mouvements destinés à détendre l’esprit et tonifier le corps. Certes ces mouvements étaient à but thérapeutique, mais il est intéressant de noter que ceux-ci étaient basés sur l’observation de cinq animaux : le tigre, le cerf, l’ours, le singe et la grue ; dont certains servent aujourd’hui de bases technique aux pratiquants de Kung Fu.

Les influences philosophiques chinoises ont un aspect aussi très important. Deux personnages principaux en sont à l'origine :

Le premier de ces personnages est Confucius (il y a deux mille cinq cent ans) dont la philosophie est qu’en se cultivant, le sage diffuse autour de lui un principe d’ordre qu’il étend à son entourage et, de personne en personne, se propage à l’univers entier. Le confucianisme est né.

Vient ensuite Lao-Tseu qui a fondé le Taoïsme au Vème siècle avant J.C. et qui cultivait l’humilité et la vertu. Le tao (la voie) est, selon lui, la manière d’atteindre le bonheur en suivant l’exemple de la nature. Il est inutile de s’inquiéter, toutes les réponses se trouvent autour de nous, il suffit d’observer pour comprendre en utilisant le non-agir. A cette époque des techniques de combats existaient déjà. Elles étaient utilisées par les castes guerrières, mais aucun document ne permet d'affirmer avec certitudes ce que la tradition orale nous rapporte.

Selon la légende, le Kerala, région située sur la côte sud-ouest de l’Inde et protégée par une chaîne de hautes montagnes, était enfouie sous l’océan. Elle fut sortie des eaux par une représentation humaine de Vishnu (divinité suprême assurant l’ordre moral et cosmique) appelée Parasurama, venue sur terre pour expier l’extermination de ving-et-une générations de guerriers Kashastriyas ou selon d’autres dires, la décapitation de sa mère Renuka. Ce sage guerrier, pour protéger cette nouvelle terre d’une grande richesse, forma au Kalaripaya vingt-et-un disciples : les Gurukkal. Le meilleur de ses élèves nommé Drona hérita des armes de Parasurama et eu pour devoir d’inculquer cet art martial aux Keralais. Augasthiar Maharshi, un autre sage guerrier moins connu, descendit des montagnes du nord pour aller affronter dans le sud, Varuna, Dieu des mers. Il enseigna le Kalaripayat à dix-huit disciples, eux-mêmes chargés de transmettre oralement cet art martial. Des traces de ces légendes existent encore sur des manuscrits en feuilles de palme que des familles pratiquantes conservent précieusement.

Bien qu’aucun document ne permette de dater précisément la naissance de cet art martial, on suppose que son apparition a eu lieu il y a environ 3000 ans. Profondément lié aux coutumes et religions de l’Inde, le Kalaripayat n’est pas uniquement un art de combat. C'est une philosophie de vie dont le but est d'atteindre la pureté du corps et de l’esprit ; lorsqu’elle est atteinte conduit à “l’illumination”, sorte de sensation de plénitude et d’extase psychique et physique. Les bases du Kalaripayat sont fondées sur le Bouddhisme. Le corps et l’esprit ne font qu’un ; si le corps va mal, l’esprit va mal et inversement. Il faut prendre conscience de son corps et abandonner l’ego et le désir, sources de douleurs. Il combine ainsi, l'art du combat, la médecine, la philosophie et la religion.

Le coté martial utilise donc toutes les techniques connues dans les arts martiaux actuels. Que ce soit des techniques de coups de poing, de pied, des formes de mains, des saisies, des projections ou l’utilisation de nombreuses armes (bâton, épée, arc, canne, couteau, et autres armes de jet) dont certaines sont spécifiques au Kalaripayat. Il est la source d’inspiration de toutes les formes de combats asiatiques. Sa forme est très acrobatique, utilisant des coups de pieds sautés très spectaculaires, des esquives et des techniques de projections faisant appel à toutes les prouesses que peut utiliser un corps bien préparé. Les Asata Vadivu sont huit techniques de combat, calquées sur celles d’animaux dont les Maippayats correspondent aux Tao de Kung Fu, qui sont la base de l’entraînement du Kalaripayat. Sa maîtrise conduit à la connaissance des points vitaux et la maîtrise de l’art du combat. Parmi ces animaux, on retrouve le serpent, le cheval, le paon, le coq et le tigre.

L’enseignant du village (Gurukkal) formait dans le Kalari (lieu d'entraînement), les jeunes garçons et les jeunes filles à cet art. Ils seront nommés plus tard “Guerriers Naïrs” (serpent naja), destinés à faire la guerre et à imposer la paix et l’ordre moral. Ils constituent le code de vie et d’honneur de la noble caste militaire du Kérala. Ils sont à la fois guerriers, médecins et sages, reflets humains de leurs divinités.

Dans le royaume du Tamilnâdu, au sud de l’Inde, naquit Ta Mo, troisième fils du souverain Sughanda. Il y apprit le Kalaripayat très jeune. Adulte, il décida de renoncer aux privilèges et partit en moine errant pour travailler sur son “moi” pour trouver l’illumination. Après la mort de son maître Prajnarata, il partit en chine, comme bien d'autres avant lui, répandre le Bouddhisme.

Il rencontra l’empereur Wu In Chin Lung, mais leur désaccord à propos du Bouddhisme le fit expulser. Il partit alors vers le nord et s’arrêta en 527 au temple Shaolin (signifiant Petite forêt) situé dans la province du Hénan. Il fût construit en 495 par Batuo, un autre moine indien, aidé par l’empereur Xiaowen de la Dynastie des Wei du nord, favorable à la propagation du Bouddhisme. Il s’accroche aux flans du Mont Song, l’une des cinq montagnes sacrées en chine.
Lorsque Ta Mo (plus connu aujourd'hui sous le nom de Bodhidharma) arriva à Shaolin, le Bouddhisme rencontra le Taoïsme.

Mais le premier contact ne fut pas des meilleurs car Ta Mo se retira immédiatement pour aller méditer neuf ans au fond d’une grotte, non loin du temple. D’après la légende, durant cette longue période, Ta Mo eut des moments de relâchements et un jour il s’endormit. Se réveillant en sursaut, fou de rage, il se coupa les paupières pour ne plus recommencer. Quand elles touchèrent le sol, elles se transformèrent en arbre à thé. Au terme de ces neuf années, il réussit à atteindre une concentration si forte, qu’il parvenait à ressentir le monde autour de lui. Il comprenait et faisait communion avec l’univers. Le courant Bouddhique “Chan” allait naître (appelé également "Zen" au Japon). Il retourna ensuite au temple ou il découvrit des moines affaiblis par des méditations trop longues. Il décida alors de leur donner des exercices physiques pour renforcer leurs corps amaigris. Ils apprirent alors une série de douze mouvements proches du Yoga, à exécuter chaque jour. Ta Mo pensant qu’une méditation avec les gestes et une respiration adaptée est cent fois plus bénéfique qu’une méditation statique. Une fois que les bases du Kalaripayat furent enseignées, les techniques de plus en plus martiales donnèrent naissance à la boxe de shaolin. Mais les conséquences n’allaient pas être démonstratives immédiatement. Ta Mo, quant à lui retourna en Inde et mourut en 550.

Le premier fait de combat eu lieu après 581 lors d’une attaque du Monastère par des brigands. Un moine qui avait trouvé asile au temple, se distingua tant son agilité et sa maîtrise étaient grandes, faisant tournoyer un bâton avec dextérité et repoussant les assaillants déconcertés par une telle vigueur. Les moines demandèrent alors à ce personnage connu sous le nom de Jinna Luo, de partager sa connaissance du combat.
Par la suite l’empereur Taizong, premier de la dynastie des Tang, put monter sur un trône en 618, grâce à l’appui des moines guerriers contre son rival. Treize moines furent par la suite anoblis et des terres données en signe de remerciement. Un décrets impérial autorisa cinq cents moines-soldats à pratiquer le Kung Fu. Le temple Shaolin prit de l’ampleur et les moines ont transmis leurs connaissances aux paysans pour se protéger des voleurs qui sévissaient toujours. Des maîtres ayant quitté Shaolin développèrent leurs propres styles en approfondissant leur savoir et en le complétant. Dès lors, le Kung Fu s’enrichit de nombreux styles et de nombreuses armes, nous apportant aujourd’hui la richesse qu’on lui connaît.

Malgré les attaques des Mings en 1722 et les guerres du début du siècle, on peut encore aujourd'hui apprécier cet art martial qui s'est enrichit au fil des siècles. Pratiquer aujourd'hui le Kung Fu ne consiste pas seulement à entretenir son corps ou apprendre à se défendre, mais à sa manière participe à l'étonnante histoire du Kung Fu. Alors que nous évoluons dans une société superficielle, c'est à nous de préserver l'esprit du Kung Fu.

Technique

Le Kung Fu est un art martial physique et acrobatique. Il nécessite un échauffement complet. Courir, sauter, rouler, chuter, ramper, porter ses camarades, faire des pompes, des abdos et des étirements ne sont pas de trop pour assumer la suite.

Les taos

A l'image des Katas du Karaté, les taos représentent un combat imaginaire à mains nues, mais aussi avec des armes, dont la diversité est impressionnante avec par exemple : le bâton, le nunchaku, le tri-bâton, la hallebarde, le poids volant, le couteau, la hache, le sabre, l'épée, le banc, l'éventail, l'épieu...
Les taos servent surtout à acquérir équilibre, précision, vitesse, force, puissance et endurance. Certains de ces taos sont basés sur les mouvements d'animaux, en fonctions desquels, le travail portera plus sur la puissance et la volonté (le tigre), la vitesse et l'intelligence (le serpent), etc...
C'est une forme éducative, ou l'on acquiert un automatisme des mouvements d'esquives, de saisies et de frappe, ce qui permet une introduction au combat et à la self-défense.

Les applications (self-défense)

Une application est une réponse à une agression (saisie, coup de poing, coup de pied, menace au couteau), utilisant toutes les solutions possible qu'offre le type d'agression, pour se préserver au mieux et neutraliser l'agresseur. Elle se déroule en générale de la manière suivante :

- Une personne vous lance un coup de poing
- Sortez de la trajectoire de l'attaque en parant le coup (le plus important)
- Frappez l'adversaire (pied, poing, coude ou genou)
- Neutralisez-le par une projection, un étranglement ou une clé
- Dissuadez l'agresseur de vouloir continuer par une nouvelle frappe bien placée (côtes, parties génitales, articulations, yeux, etc..)

L'avantage du Kung Fu est d'utiliser toutes les techniques pour pouvoir se sortir d'un mauvais pas. Avec entres autres les "China", techniques de clés très efficaces, et l'attaque des points vitaux, neutralisant partiellement ou totalement un agresseur. Mais n'oublions pas que la meilleure des solutions est d'éviter tout affrontement.

Le combat

L'entraînement au combat est en général préparatoire aux compétitions, avec des règles précises (voir "la compétition"). Les exercices sont variés mais extrêmement importants avec par exemple :

- Travail de l'endurance
- Travail de la garde (parer les coups de poing et les coups de pied)
- Travail de la distance.
- Exercices d'enchaînements pieds-poings
- Travail de la réactivité (parer et contre-attaquer)


Style du Léopard (Taos)
photo kungfucou.free.fr




 

 

































































































































Les taos









Les applications
















Le combat



  Savate


Histoire Le Savate : Notre Boxe Française

Aux origines de la Savate, les méthodes d'attaque et de défense, enseignées par les maîtres de la savate se composaient de tous les coups utilisables en combat de rue : percussions de la tête, des mains, des poings, des avant-bras, des coudes, des genoux, des jambes et des pieds auxquelles venaient s'ajouter des techniques de saisies, de clés, de ramassements, de passements de jambes ou d'enfourchements, complétées d'immobilisations et de projections.
Du fait de leur terrible efficacité, ces formes techniques, dites "anciennes, particulières ou annexes" sont interdites par le règlement fédéral actuellement en vigueur en Boxe Française Savate, bien qu'elles fassent toujours partie de son patrimoine.

Si la boxe anglaise apparaît en tant que telle au 14ème siècle, survivance du Pugilat romain (Pugilatus : combat à coup de poing), les Français quant à eux auraient conservé les techniques du Pancrace grec (Pankration : de Pan , tout et Kratos force) qui combinait la lutte, le pugilat et toutes les techniques non orthodoxes pouvant aller jusqu'à occasionner la mort.

1970, Les marins français et génois utilisent une méthode de combat pendant leurs loisirs, la boxe française savate s'appelait alors la "savate" ou le "chausson". Sport de combat utilisant pieds et poings, elle développe l'équilibre, la souplesse et la maîtrise de soi. A la portée de tous, la boxe française savate est une véritable gymnastique du corps et de l'esprit. Alexandre Dumas, Théophile Gautier, Hemingway, ont pratiqué la boxe française. Au 19 siècle, la France possédait deux styles de combat : le Chausson au sud et la Savate au nord.

C'est an 1800 qu'apparaît donc dans le Midi de la France, une méthode de combat utilisant exclusivement les pieds : c’est le «chausson» et simultanément, dans le Nord du pays se développe une méthode similaire dans laquelle s’ajoutent aux coups de pieds quelques coups portés avec la main ouverte (les baffes) : c’est la «savate».

1847 Historique de l'entraînement :

Un boxeur s'entraîne comme un cheval. Le sujet en train doit se lever à 06h00 et se coucher à 21h00 ; au sortir du lit, il prend un oeuf cru, sans défaire le jaune, dans un demi-verre de Xérès. Puis, il fait une promenade de 3 kms avant de déjeuner et une pareille après.
Les promenades au pas doivent être entremêlées de petites échappées de 200 m à toute vitesse pour amener une suée que l'entraîneur sèche immédiatement en frottant énergiquement le pugiliste.
Après cette promenade, on doit se livrer à un exercice modéré, tel que bêcher la terre, rouler une brouette, sonner des cloches. Pour l'alimentation, les spiritueux, le lait, les soupes, tous les ragoût et les aliments épicés les viandes grasses sont rigoureusement interdits.
L'entraîné ne doit point fumer, n'entrer dans les endroits où l'on fume.
Il ne doit point être marié et l'entraîneur couche dans sa chambre pour interdire l'accès à toute femme.

Texte tiré d'un article de Charles de Matharel "le Siècle" 16/08/1847


Technique

La Savate Boxe Française s'inspire de la méthode de MAITRE CHARLEMONT

La Savate Boxe Française est un sport de combat utilisant des mouvements de percussion appelés COUPS qui permettent de frapper avec les différentes surfaces des pieds et le devant des poings suivant des règles techniques précises et qui respectent un principe de base fixe et intangible :
tout mouvement de Savate Boxe Française doit être conçu pour être à la fois EDUCATIF, ESTHETIQUE et EFFICACE.





  Shorinji Kempo


Histoire : L'art du poings

Le shorinji kempo fut fondé par Shike Doshin So ou Kaiso(le fondateur) le 25 octobre 1947 sur l 'île de Shikoku dans la ville que l'on nomme Tadotsu.

Le Shorinji Kempo est basé sur l'auto-défense, le développement spirituel et un corps sain . En Juin 1946, Kaiso rentre enfin dans son Japon natal qu'il avait quitté à l'âge de 17 ans et retrouve un pays où le code moral et la charité ont été oubliées, où les gens s'entre-déchirent et la jeunesse se complaît dans des plaisirs immédiats.

C'est en voyant cela et avec un certain courage que kaiso décide de reconstruire les fondations de son pays.

C'est sur la base de cette promesse intérieur, qu'il fonde son Dojo où il enseigne les principes philosophique de Bouddha. Cependant, les aspects abstraits de ses théories ne suffisent pas, il comprend rapidement que l'enseignement philosophique doit être accompagné par un enseignement technique basé sur l'Arahan no Ken où il est passé maître durant sa jeunesse en Chine.

En effet, celle-ci requiert discipline et un travail à deux primordial pour un développement physique et intellectuel.En fait, le Shorinji Kempo venait de naître, synthèse d'un art martial basé sur des préceptes philosophiques, ayant pour but d'unir les hommes afin de redonner un sens aux mots courage et justice. ( vivons moitié pour nous même, moitié pour les autres ).

Technique

D'une manière générale, le Shorinji Kempo peut se subdiviser en 3 catégories.

- Le Goho, ou technique dure, ceci
rassemble toutes les techniques de coups de poings, pieds, percussions,
fauchages etc...
- Le Juho, ou technique douce, ce sont les techniques qui s'éffectuent sur saisie, telles que les torsions au niveau du poignet, des projections, des étranglements, des immobilisations etc...
- Le Seiho, ou technique de guerrison et apprentissage philosophique, ce sont toutes les techniques de remise en forme basées sur les points vitaux, et la maîtrise de la respiration.

Ces trois grands aspects du Shorinji Kempo ont été divisés, mais c'est un apprentissage équilibré de chacun qui amène à l'harmonie du corps et de l'esprit de plus, ces techniques se font majoritairement à deux et donc notre partenaire(et non notre adversaire), est la base même de notre développement, on évolue grâce aux autres et à nous même, et non sur des victoires éphémères, ou des combats dont le seul but serait au seul profit personnel.





  Drunken Boxing


Histoire : La boxe ivre des huit immortels

Zui Quan
La Boxe ivre


Style de boxe chinoise qui aurait été créé par Li Bo (poète de la dynastie Tang né en 701 et mort à Jiangsu en 762). Il se compose d'un ensemble de mouvements directement inspirés de ceux d'un homme sous l'emprise de l'alcool. Il constitue, pour l'exécutant, une véritable performance physique en raison de ses déséquilibres volontaires, de ses chutes, de ses sauts acrobatiques, de ses ruptures de rythmes, de ses rapides modifications de directions. Ce style posséde de nombreux Dao Lu, chacun se basant sur un type de mouvements en particulier.

Zui Baxian Quan
La Boxe ivre des huit Immortels


L'antiquité connaissait une forme de danse de l'ivresse Zui Wu (selon le Jinbi Shilei), dont s'inspire peut-être la boxe de l'homme ivre. Celle-ci est signalée pour la première fois dans le Quajing Quanfa Beiyao, un ouvrage rédigé entre les Ming (1368-1644) et les Qing (1644-1912), dans lequel est transcrit le chant des huit Immortels (les huit Immortels d'obédience taoïste sont : Quan Zhongli, Han Xiangzi, Li Tieguai, He Xiangu, Lu Dongbin, Lan Caihe, Zhang Guolao et Cao Guojio). Il s'agit tout au long du style de simuler l'ébriété et d'utiliser la souplesse et la décontraction pour combattre, en mimant les différentes attitudes qui caractérisent chacun des huit Immortels.


Les huit Immortels, peinture de Chao Hong Ban

Ce style comporte huit Dao Lu (enchaînements) à mains nues, ainsi que des Dao Lu d'armes : épée (Zui Jian), bâton (Zui Gun), lance (Zui Mao), sabre (Zui Dao), éventail (Zui Shan), etc.

Technique

Chaque enchaînement a une spécificité martiale et un mimétisme différent selon l'Immortel dont il s'inspire. Tantôt les mains et les coudes seront les parties du corps les plus utilisées, tantôt les pieds, tantôt les chutes sont mises en avant, etc.

La personnalité représentée de chaque Immortel rend l'exécution des Dao Lu très théâtrale. Par exemple, on distingue clairement le handicap de l'Immortel au pied bot (Li Tieguai) : son Dao Lu se pratique surtout en ne sollicitant qu'une seule jambe, que se soit en marchant, dans les sauts ou bien au sol. Han Xiangzi fait mine de jouer de la flûte tout au long de son enchaînement. Mlle He, la seule et unique Immortelle du groupe, dont la féminité est clairement exposée dans son Dao Lu, utilise de nombreux déhanchements, une tenue de main typiquement féminine imitant un miroir ; elle a les doigts (grâce à ses ongles) mais aussi les coudes d'une efficacité redoutable.

Malgré leurs différences, toutes ces formes ont en commun, mis à part leur état d'ivresse bien sûr, d'être très riche en techniques de Qinna (saisies et luxations des articulations), en techniques de coudes, de pieds et de balayages en tous genres. Des mouvements secs, toniques et rapides avec une totale lucidité et précision alternent avec des mouvements de décontraction très souples et simulant l'ivresse.

Les déplacements, les positions en déséquilibre (Zui Bu ou Zui Tai) et les renversements dorsaux ou latéraux exigent une préparation physique précise, progressive et très exigeante.

Pour ce qui est de l'alcool proprement dit, il est illusoire de croire qu'il faut en boire pour obtenir une maîtrise parfaite de cet art, comme veulent nous le faire croire les deux films du réalisateur, Yuen Woo Ping (Drunken master I et II, The Matrix ;--) ). Jacky Chan y exécute avec beaucoup de talent la boxe ivre des huit Immortels, film pour lequel il a reçu l'enseignement de Maître Zhang Ke Zhi.

Cependant, il peut arriver qu'un maître de Zui Baxian Quan demande parfois à son disciple de pratiquer après avoir consommé de l'alcool pour expérimenter réellement la sensation de l'ivresse, mais il n'en fait en aucun cas une condition siné qua non de la pratique.
Une légère ébriété procure une décontraction physique et un relâchement autant gestuel que mental. Les mouvements amplifiés par l'ivresse sont exagérés et dépassent souvent l'intention que le pratiquant voulait donner. N'oublions pas que l'ivresse doit être simulée et il est dangereux et irresponsable de croire que la pratique de ce style tire quelques avantages à consommer de l'alcool (cela ne peut que nuire à la santé !). Lors de l'exécution des Dao Lu, on doit seulement avoir ce que les Chinois appellent le Wei Dao, la saveur de l'ivresse. Ceci fait toute la différence entre une exécution de la forme purement esthétique et une exécution parfaite dans laquelle se manifeste la force, le Gongfu (compris dans son sens littéral de maîtrise). L'école de la boxe ivre des huit Immortels a perduré jusqu'à aujourd'hui malgré un développement resté limité. Les Zui Quan que l'on peut trouver aujourd'hui en Chine Populaire sont des créations récentes plus acrobatiques que les pratiques traditionnelles et tournées exclusivement vers le spectacle délaissant malheureusement l'art du combat du Zui Baxian Quan. Le plaisir de la pratique y est différent !




 Classement I-8
THE MATRIX